Bénéfice de 118 millions

Communication du 10.04.2001

La Poste Suisse a enregistré pour l'exercice 2000 un bénéfice du groupe de 118 millions de francs, pour un chiffre d'affaires de 6,022 milliards de francs. Or, un bénéfice de cet ordre ne suffit pas à la Poste pour autofinancer ses investissements futurs sur le marché libéralisé, développer de nouveaux produits et couvrir ses risques entrepreneuriaux. Le lancement d'un programme d'amélioration des résultats, la réorganisation du réseau postal, le démarrage de nouvelles activités (e-business, banque de détail) et la définition d'une nouvelle vision sont autant de mesures qui permettront à l'entreprise d'améliorer durablement la rentabilité requise par le Conseil fédéral.

Le bénéfice du groupe pour l'année 2000 s'est chiffré à 118 millions de francs pour un chiffre d'affaires (CA) de 6,022 milliards de francs, ce qui représente 49 millions de moins par rapport à l'exercice précédent, en dépit d'une augmentation de 320 millions du CA. Pour le dernier exercice, le résultat d'exploitation avant amortissements, intérêts et impôts, d'un montant de 412 millions de francs, a baissé de 23 millions par rapport à 1999. L'entreprise compte 42 884 emplois à plein temps, soit 316 de plus que l'année dernière. L'augmentation réjouissante de 7 pour cent des produits d'exploitation a été surcompensée par l'accroissement des charges d'exploitation. Les débuts dans l'e-business avec la société affiliée yellowworld SA ont en effet occasionné d'importants frais de développement et d'organisation. La mise en place d'une infrastructure électronique et le raccordement en réseau de plus de 1000 offices de poste grèvent considérablement le compte de résultats. Le free cash flow a progressé de 40 millions pour s'établir à 73 millions de francs, en raison de la diminution des frais de restructurations, d'une part, et d'une nouvelle réduction du volume des investissements, d'autre part.

Eu égard aux activités de la Poste coûteuses en matière de personnel et d'immobilisations, le rendement du chiffre d'affaires réduit à 2% (contre 2,9% en 1999) constitue une base financière insuffisante pour l'évolution future du groupe, compte tenu de l'accroissement des risques encourus par l'entreprise. La Direction du groupe a en effet déjà exposé à diverses reprises que la survie de l'entreprise dans un contexte de concurrence accrue passait obligatoirement par une augmentation de la rentabilité. A long terme, c'est en effet le seul moyen pour La Poste Suisse d'autofinancer les investissements nécessaires pour développer de nouveaux produits, pour en supporter les risques inhérents et pour, dans un marché libéralisé, tenir tête aux concurrents qui commencent déjà à proposer leurs services sur le marché intérieur.

Mise en oeuvre de mesures supplémentaires

La rentabilité et la valeur ajoutée exigées par le Conseil fédéral, en tant que propriétaire, pour assurer un service public suffisant nécessitent des mesures supplémentaires tant sur le plan des charges que sur celui des recettes. Au cours de l'exercice qui vient de s'écouler, la Direction du groupe conduite par le nouveau directeur général, Ulrich Gygi, a déjà pris des décisions essentielles pour permettre à l'entreprise de tenir ces objectifs. La définition d'une nouvelle vision, le lancement d'un programme d'amélioration des résultats, le démarrage du portail www.yellowworld.ch, l'application de la stratégie internationale ainsi que la clôture du projet "Colis 2000" et la réorganisation du réseau des offices de poste constituent les événements qui ont marqué l'exercice 2000.